Un amour à part de Corinne Guitteaud

Une romance bien ancrée dans son temps où les rebondissements amoureux des principaux protagonistes ne manqueront pas de faire vibrer votre cœur et votre imaginaire

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Corinne GuitteaudÉtudiante en droit, Anaëlle a un rêve : vivre de sa passion pour les costumes et pouvoir rencontrer l’acteur de sa série favorite. Adrian Byrd, lui, nourrit une certaine appréhension à l’idée d’affronter ses fans lors d’une convention organisée en France. Leur rencontre aurait pu être sans lendemain. Mais, c’est sans compter sur la ténacité de la jeune femme, bien décidée à vivre sa passion le plus intensément possible en s’imposant dans un milieu où, a priori, elle n’a pas sa place et sur l’attirance qu’Adrian éprouve envers la jolie rousse : une attirance qui le conduira peut-être à vaincre ses peurs les plus profondes. Un amour à part est une romance bien ancrée dans son temps où les rebondissements amoureux des principaux protagonistes ne manqueront pas de faire vibrer votre cœur et votre imaginaire.

ISBN : 978-2-89717-811-6

Édition papier – 15,95€

  • ISBN : 978-2-89717-847-5
  • Broché, 226 pages – 15×23 cm
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« Nanou, il faut qu’on parle. »

La jeune femme ainsi interpellée leva ses yeux couleur café vers ses deux amies de toujours qui trépignaient littéralement sur place. Lucie, la petite brune de la bande, tenait dans sa main tremblante une enveloppe kraft qu’elle semblait prête à déchirer tant elle semblait nerveuse. Caroline, elle arborait un sourire particulièrement idiot.

« Qu’est-ce que vous avez encore inventé ? » rouspéta Anaëlle, lâchant son stylo et croisant ses bras sur sa poitrine. La dernière fois qu’elle les avait vues dans un état pareil, les deux complices avaient fait sauter leur compte en banque en achetant les trois superbes machines à coudre qui trônaient dans le salon. Outre leurs souvenirs depuis la maternelle où elles s’étaient rencontrées à un concours de déguisement, ces trois-là partageaient la même passion : la couture. Il y en avait d’ailleurs partout dans la pièce principale : les murs étaient recouverts de patrons, des rouleaux de tissus attendaient patiemment sur, dans et à côté des armoires d’être mis à contribution pour assouvir leur imagination débordante.

N’y tenant plus, Lucie lui agita l’enveloppe sous le nez.

« Ouvre ! Ouvre vite ! s’impatienta la blonde Caroline.

— Une minute, grommela Anaëlle qui n’arrivait même pas à attraper l’enveloppe parce que Lucie s’évertuait à l’agiter en tous sens. Donne-moi ça ! » pesta-t-elle, agacée. Caroline lui vint en aide et elle put enfin ouvrir le courrier.

Ses yeux s’écarquillèrent.

« C’est une plaisanterie, murmura-t-elle d’une voix blanche.

— Pas du tout ! » triompha Lucie, avant d’entamer une danse de la joie dans le salon. Anaëlle relut trois fois le courrier avant de réaliser qu’elle ne rêvait pas.

« Mais on ne sera jamais prêtes. C’est dans cinq semaines !

— Meuh si, affirma Caroline d’un ton sans appel. On va juste devoir réduire notre temps de sommeil, voilà tout. Les partiels se terminent mardi prochain, ce qui nous laisse ensuite tout notre temps pour nous y mettre à fond.

— Parle pour toi ! objecta Anaëlle. J’en ai jusqu’à vendredi. On bosse, nous, en fac de Droit !

— Mais oui, Votre Honneur, on avait bien compris qu’en fac de Sciences, par contre, c’était un nid de feignasses. Idem pour la Fac de Lettres, pas vrai, Lucie ?

— Et si tu dois aller en session de rattrapage ?

— Aucun risque », affirma Caroline, non sans raison. C’était une étudiante brillante qui s’éclatait dans la filière de mécanique qu’elle avait choisie, malgré l’opposition parentale et le machisme ambiant. Ses camarades masculins avaient rapidement appris, à leurs dépens pour la plupart, qu’il ne fallait pas s’y frotter. Dans leur petit trio, sa passion pour tout ce qui touchait à la mécanique lui avait toujours valu le surnom de Méca.

Anaëlle secoua la tête.

« Oh ! Allez, Nanou, dis oui, supplia Lucie. On a eu tellement de mal à obtenir ce stand. Tu ne vas pas tout gâcher.

— Je ne veux rien gâcher du tout, protesta la jolie rousse. C’est juste que ce n’est pas… raisonnable.

— Qu’est-ce qu’on s’en fout !

— Caro !

— Écoute, on a mis toutes nos économies pour partir en vacances dans l’achat du stand dès que Phil nous a dit qu’un exposant venait de lui claquer entre les doigts et qu’il cherchait du monde pour occuper le stand laissé vide.

— Quoi ? rugit son amie. Mais tu parlais de ton voyage en Italie depuis des mois !

— Non mais tu as lu le courrier en entier ou pas ? Tu as vu le prix du concours de cosplay ? »

Anaëlle baissa de nouveau les yeux sur la lettre et songea enfin à la retourner pour parcourir le verso.

« Ah… ouais… quand même », laissa-t-elle échapper avec un sifflement, au terme de sa lecture.

Un sourire féroce éclaira les traits de Caroline.

— Ça, Miss Leroy, c’est ce que j’appelle une opportunité.

— Pas faux, admit la jeune femme.

— Donc, on en termine avec les partiels et on se branche à fond là-dessus. Je me sens plus motivée que jamais pour finir ces fichues ailes.

— T’es sûre ? s’inquiéta Lucie. Ça fait des mois que tu es dessus.

— Ça va fonctionner. Et de toute manière, sans ailes, aucune chance d’obtenir le premier prix. En face, on va avoir du lourd. Dès que tu auras deux minutes, Nanou, je te conseille d’aller sur le site de la convention pour voir qui s’aligne. Et qui sera présent aussi, ajouta Caroline en roulant des yeux de façon théâtrale, la bouche en cœur. Anaëlle finit par éclater de rire.

« OK, je finis juste ma fiche de révision et je m’y colle. »

Caroline ne l’écoutait déjà plus. Elle partit en sifflotant et sortit dans la cour qu’elle traversa pour aller s’enfermer dans son atelier. Les trois filles louaient une maison dans la banlieue de Nantes depuis qu’elles étaient entrées à la fac. Méca s’occupait de l’entretien, Lucie du jardin et Anaëlle de l’intendance. La grande baraque construite dans les années 1920 leur avait tout de suite plu, avec son style art nouveau, et était devenue leur quartier général. Toutefois, elles n’hésitaient pas à l’abandonner dès qu’il s’agissait de se rendre à un salon ou un festival en France ou en Belgique. Pour cela, elles parcouraient des kilomètres dans un vieux van entretenu avec amour par Caroline et dans lequel elles pouvaient faire rentrer tous leurs accessoires et costumes qu’elles proposaient sur leurs stands.

La curiosité eut rapidement raison de la bonne volonté d’Anaëlle qui abandonna ses révisions pour consulter le site de la convention. À mesure qu’elle découvrait la liste des invités, son regard s’illuminait et elle donnait l’impression d’être une gamine devant un arbre de Noël. Jusqu’à ce que son regard s’arrête sur un nom qui la fit piailler de stupeur. Caroline, qui revenait à ce moment-là pour récupérer un tournevis dans un des tiroirs de la cuisine – l’endroit pouvait paraître incongru pour un tel outil, sauf dans cette maison –, laissa échapper un commentaire amusé : « Ah ! ça y est, elle l’a vu. »

Elle repartit en riant.

« Mais comment ils se sont débrouillés pour les faire venir ? grommela la jolie rousse tout en parcourant de nouveau la page Web pour être certaine qu’elle n’avait pas la berlue.

— Paraît que ça a été un peu épique, reconnut Lucie, d’autant qu’ils vont reprendre le tournage tout juste une semaine après la conv. »

Anaëlle l’écoutait à peine. Elle adorait la série Among the Clouds depuis qu’elle était tombée dessus par hasard sur la Toile et ne ratait aucun épisode ni aucun article la concernant. Rien d’étonnant à cela : une série steampunk, ça ne courait pas les rues. En France, il avait fallu attendre la deuxième saison pour qu’elle soit diffusée et que le succès mondial fasse son effet sur le scepticisme des pontes de la télévision. Personne ne savait vraiment ce qu’était le steampunk, à part quelques aficionados dont Anaëlle et ses amies faisaient partie. Un vrai paradoxe puisque le steampunk s’inspirait des récits de Jules Verne en imaginant un monde rétro-futuriste où régnaient les machines à vapeur. Tout un imaginaire en avait découlé dans lequel les trois étudiantes avaient plongé dès le lycée. Leurs vêtements s’inspiraient du genre, ce qui valait une jolie réussite à leur boutique, puisque les fans étaient de plus en plus nombreux en Europe depuis quelques années. Et les Anglais, qui avaient souvent une longueur d’avance, surtout en termes de programmes télévisés, avaient eu l’excellente idée de lancer Among the Clouds, afin de surfer sur l’engouement pour ce phénomène.

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