VOYAGER de Stéphane Desienne

Un polar futuriste qui vous transportera au-delà de notre univers, vers les confins de l’espace

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Mars 2179. L’ancienne capitaine de vaisseau, Vilma Bates, est interrogée par le Bureau des Investigations Intersolaires à propos d’une ancienne mission au commandement du Lewis & Clark, un éclaireur commercial.

2177. Lors de cette mission, elle et son équipage avaient pour objectif de retrouver les deux sondes Voyager, envoyées dans l’espace en 1977, bien avant le Reboot qui effaça toutes les données numériques terrestres. Malheureusement, le succès de leur tâche est entravé par de nombreux problèmes qui vont créer des tensions dans le vaisseau. Les vidéodisques portés par les sondes ont disparu. Qui les a enlevés ? Et pour quelle raison ? Ces interrogations les pousseront à avancer plus loin dans l’univers.

L’arrivée du mystérieux professeur Meclan à bord du navire va empirer les choses. Lui et le capitaine Bates semblent partager un secret capital à propos des messages portés par les sondes. Badger, l’ingénieur plus que retors, va contester le commandement de la capitaine. Même Chip, le chimpanzé IA du vaisseau ne saura temporiser tous les caractères s’opposant au sein de l’équipage.

ISBN numérique : 978-2-89717-898-7
ISBN papier : 978-2-89717-899-4 

DU MÊME AUTEUR : Les Dividendes de l’Apocalypse

Édition papier – 16€

ISBN : 978-289717-899-4
Broché, 284 pages – 13×20 cm
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7 mars 2179 – Bureau des Investigations Intersolaires
Antenne Jovienne.

L’agent du B2I ouvrit un nouveau document sur la table interactive. La photographie avait été numérisée d’après un cliché argentique très ancien pris avant le Reboot et qui avait survécu à l’effacement massif des données. Comme les fois précédentes, elle se pencha légèrement pour examiner la pièce versée au dossier.

— Elle est authentique, certifia-t-il. L’une des rares archives que nous ayons pu sauver de cette période de l’histoire.

Elle montrait un disque d’un diamètre d’environ trente centimètres, à la surface dorée et gravée de signes, où l’on distinguait nettement le dessin d’un homme et d’une femme.

— Ils appelaient cela un vidéodisque, poursuivit-il. Il contient des informations sur la Terre de l’époque, c’est-à-dire… – L’agent détourna le regard un instant – 1977. Celui-ci a été vissé à la coque de Voyager 1, il y a plus de deux cents ans. Qu’avez-vous pensé au moment d’apprendre qu’il n’était plus à sa place ?

La question ne constituait pas une surprise. Loin de là.

— J’ignorais que cela avait de l’importance. Après autant de temps passé dans l’espace, la sonde aurait pu perdre une pièce en cours de route. Le client avait payé et je suppose que seul l’engin en lui-même l’intéressait en raison de sa valeur historique. Des musées proposeraient sans doute une belle somme pour ce genre de… souvenir.

— Est-ce une déduction ou bien a-t-il donné des précisions le laissant entendre ?

— Il a dit qu’il voulait la sonde intacte. Sans ajouter de détails.

— A-t-il mentionné un quelconque contact avec une fondation, des collectionneurs publics ou privés ?

— Ces questions sont du ressort du client.

— Je comprends. Néanmoins…

« Néanmoins quoi ? » se demanda-t-elle.

Ce type commençait à lui taper sur les nerfs. Elle devait pourtant conserver son flegme. Jusqu’au bout.

— Je note deux éléments étonnants.

Vilma s’efforça de respirer calmement.

— Primo, fit l’agent, les documents techniques de ce véhicule spatial robot ont disparu lors du Reboot, y compris les données de trajectographie et toutes les informations qui se trouvaient dans les ordinateurs de l’antique administration… La NASA. Secundo, parmi les points portés à notre connaissance, la date de récupération de la sonde par votre équipage coïncide avec celle du lancement, le 5 septembre 2177. En tant qu’enquêteur, il m’apparaît peu probable que votre client soit passé à côté de ce détail.

— On peut le supposer, en effet.

— Comment a-t-il mis la main sur les coordonnées ? Ou alors, il aura reconstitué la trajectoire sur la foi d’informations fournies par une source tierce et déduit la position par le calcul. Auquel cas, il s’agirait d’un individu très… qualifié, bien renseigné et plutôt chanceux, pour tout dire.

— Je l’ignore, monsieur.

Il n’avait pas idée. C’était cependant là un terrain glissant qu’elle préféra éviter. Pour l’instant.

L’homme fronça les sourcils et prit un air intriguant comme s’il réfléchissait à d’autres options. Sauf qu’il n’y en avait pas. Vilma le savait parfaitement.

— Ce n’est pas grave.

À nouveau, il changea de sujet. Ces sauts lui filaient des maux d’estomacs. Il reviendrait à la charge plus tard. Peut-être que la technique figurait dans le manuel d’interrogatoire du B2I.

L’enquêteur posa son écran qui illumina une section de la table où flottait une représentation en trois dimensions du Lewis & Clark. La capitaine esquissa un sourire à la vue de son dernier commandement. Bien qu’elle fut désormais une civile, elle considérait cette affectation avec le même professionnalisme qu’à la tête d’une frégate de la FEX.

***

DU MÊME AUTEUR : Les Dividendes de l’Apocalypse

Après les Dividendes de l’Apocalypse, vous choisissez à nouveau l’espace comme décor. Il est original de retrouver l’univers spatial en littérature. Pourquoi avoir fait ce choix ? Une passion personnelle ?

L’espace a toujours été un centre d’intérêt, un sujet que je suis depuis ma jeunesse et je me revois encore la tête plongée dans des encyclopédies avec les coupes transversales des planètes ou les descriptifs des sondes d’exploration, de fusées ou de navette spatiale. J’ai suivi le lancement de New Horizon en 2006 en direct sur le net et le survol de Pluton en 2015. Entre temps, il s’est passé neuf ans, je suis devenu papa de deux loulous… On travaille là avec des échelles de temps qui sont fascinantes.

Il était inévitable que j’aborde ce genre de sujet. Et l’anniversaire prochain des 40 ans de la mission Voyager (en 2017) me fournit une occasion en or.

Avez-vous été inspiré par les récents films (Interstelar, Gravity) pour l’écriture de votre roman ?

Oui et non, en même temps. Oui parce qu’inconsciemment, on est influencé par ce qu’on aime et ce qu’on voit, donc j’en reprends les codes. J’ai visionné Interstellar après avoir entamé le premier jet mais avec le sentiment que je n’étais pas mal avec mon histoire de sonde, que j’étais dans « une sorte de tendance ». Après, quand je remonte dans mes archives, mon premier contact avec le projet remonte aux idées jetées sur mon evernote un 14 septembre 2013… Ça faisait donc un petit moment que ça me trottait en tête et voir ce genre de film ça peut créer des déclics.
Ceci étant, Gravity et Interstellar sont davantage orientés hard science. Avec Voyager, je suis plus dans la fantaisie au niveau des sciences mais davantage dans le huis clos avec des personnages forts. L’aspect relationnel est plus important ici que le réalisme ou la science, ce qui n’empêche pas non plus de s’amuser avec des concepts.

Personnellement, j’adore le personnage de Chip, un chimpanzé auquel on a implanté d’intelligence artificielle. Il en ressort un être très subtil et attachant. Et vous, parmi les membres de l’équipage de Lewis & Clark, avez-vous une préférence ?

Au tout départ Chip était une idée bonus, notée telle quelle : « Idée bonus : l’intelligence artificielle du vaisseau est logée dans le cerveau d’un chimpanzé, nommé CHIMP. »
Sans savoir ce que j’en ferais, ni même si j’allais garder l’idée, son développement en véritable personnalité est intervenu plus tard.

J’aime bien Chip, c’est un personnage « récréation » du roman et son opposition avec Badger est intéressante mais ma préférence va toutefois vers la pilote, Karoll, parce que c’est une héroïne, une vraie et elles ne sont pas légion en science-fiction. Elle n’est pas là pour faire de la figuration et elle ne subit pas la situation. Et puis j’ai toujours rêvé d’être pilote interstellaire. Je suis un peu jaloux d’elle en fait.

Justement, parlons du rôle de l’héroïne. Pourquoi l’avoir distribué à Karoll, la pilote, plutôt qu’à la capitaine Bates, par exemple ?

Au départ, j’étais plus ou moins parti sur cette option mais je me suis rendu compte que ça ne fonctionnerait pas très bien au niveau de la complicité avec Chip. Ensuite, le récit est construit sur une alternance entre ce qui s’est passé et l’interrogatoire par l’agent du Bureau des Investigations Intersolaires. Or le scénario excluait de facto que ce soit Karoll à la place de Vilma Bates. Ça donne aussi l’occasion de créer un personnage fort, avec ses secrets, ses illusions perdues, etc.

Quelles sont vos influences en littérature ? Un auteur favori peut-être ?

J’ai pris une claque en lisant Dan Simmons, avec les Cantos d’Hypérion, avec l’Echiquier du Mal. J’ai trouvé beaucoup de profondeur et des univers très riches chez cet auteur. J’ai toujours aimé Arthur Clarke (Rendez-vous avec Rama pour celui qui m’a peut-être le plus marqué) et la psychohistoire d’Asimov est carrément un coup de génie (je ne sais plus combien de fois j’ai lu la série Fondation).

Récemment, j’ai lu du Peter Hamilton (la Grande Route du Nord) et j’aime bien sa façon de poser des univers, d’articuler les forces qui travaillent une société.

J’aime les fresques, les civilisations, mais c’est toujours assez délicat à « planter » en décor d’une histoire sans que ça fasse carton-pâte.

Avec Voyager, vous n’en êtes pas à votre coup d’essai en littérature. Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?

Je suis l’auteur de deux séries ( Toxic et Exil ), d’un roman court (Zoulag, dont des suites sont prévues), des Dividendes de l’Apocalypse et quelques nouvelles (Dealer d’iceberg, Hérésie Minérale, Faces Cachées…).

Comme on dit, je commence à prendre de la bouteille, à accumuler de l’expérience et à apprendre.

J’ai toujours plus ou moins inventé des histoires de SF, j’en ai lu un paquet aussi ! Des classiques aux Fleuve Noir qu’on pouvait acheter au kilo. Je gribouillais des histoires dans un coin, jusqu’à ce que je me lance pour le plaisir dans un projet plus ambitieux.

Je ne dirais pas que quelque chose me pousse à écrire, parce que je n’ai pas vraiment besoin qu’on me pousse, mais à chaque fois que je commence un projet, j’éprouve un frisson de plaisir, ce petit choc électrique et j’entends une voix qui me dit : « on va bien se marrer. »

Une dernière question (très importante pour ceux qui vont, comme moi, se plonger dans votre roman et l’adorer) : Y aura-t-il une suite ?

L’Univers posé (L’Espace Humain, la Triade, la FEX, les colonies…) offre pas mal de potentiel pour installer une suite et la développer. Pour le moment, je ne vois pas encore la trajectoire des personnages dans une éventuelle suite. Ça viendra sans doute plus tard, à ce moment-là, je verrai si j’ai de quoi alimenter une intrigue.

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